Pour produire des légumes plus gros, plus résistants, plus appétissants, les scientifiques n’hésitent pas à croiser des gènes de tomate et de maïs, de fraises et de poissons. Avec quelles conséquences pour l’environnement ?
Par Organisme Génétiquement Modifié, on entend un organisme vivant (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié artificiellement l’ADN pour lui conférer certaines propriétés. Cette technique est utilisée par l’industrie agro-alimentaire pour obtenir des plantes plus rentables, plus résistantes aux maladies, enrichies en éléments nutritifs.
Pour fabriquer un OGM, on sélectionne un gène pour ses caractéristiques et on le « greffe » ensuite dans un autre organisme, pas forcément de la même espèce, auquel on veut inculquer cette caractéristique. Pour donner un exemple, des chercheurs planchent actuellement sur la possibilité d’introduire des germes de poisson dans des fraises pour les renforcer face au gel.
Les organisations de défense de l’environnement sont nombreuses à s’inquiéter de ce bricolage génétique. Une fois lâchés dans la nature, personne ne sait vraiment comment ces organismes génétiquement modifiés vont se comporter à long terme. Les plantes génétiquement modifiées pour mieux résister aux insectes ne risquent-elles pas, par exemple, d’entraîner dans leur sillage la disparition d’espèces utiles pour les écosystèmes, comme les abeilles et les coccinelles ?
Côté santé, il n'existe encore aucune étude sur les effets de la consommation d'OGM à long terme. On les soupçonne néanmoins de pouvoir favoriser les allergies alimentaires et la résistance de certaines bactéries aux antibiotiques.
Aujourd’hui, les cultures OGM représentent entre environ 8% des surfaces agricoles dans le monde. Les États-Unis, l’Argentine et le Brésil sont les plus gros producteurs. Le soja, le maïs, le coton, le colza sont les principaux OGM présents sur le marché.
En Europe la culture d’OGM est autorisée au compte-gouttes. On retrouve, en revanche, pas mal de ces produits dans les rayons de nos supermarchés. La réglementation prévoit que chaque produit qui contient plus de 0,9 % d’OGM doit être étiqueté comme tel. Mais si un animal a été engraissé avec des OGM, rien dans l’étiquette ne permet de le savoir.
Édité par Greenpeace France, le site Détective OGM (